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Sélection romans Prix Interpol'Art 2015

Publié le par Interpol'Art

Riches à en mourir
Riches à en mourir

Riches à en mourir- Frédéric Andréi - ‘Le savoir peut tuer’

Tel un roman policier, Frédéric Andréi, nous entraîne dans les méandres de personnalités qui décèdent mystérieusement pour des raisons pécuniaires, dans le monde entier. Frédéric Andréi, nous emmène à San-Francisco et nous brosse les personnages que nous allons suivre la totalité du roman, ces protagonistes chercherons le pourquoi du comment, des ces morts. Et surtout, Nicholas Dennac, d’origine française, Toulouse exactement, ancien journaliste qui enquêtera pour élucider des zones d’ombres, qui quelques parts le suivent, jusqu’a dans sa vie personnelle. Nicholas Dennac va devenir le fil rouge du roman. Nicholas Dennac vit seul sur une embarcation de fortune à Sausalito dans la baie de San-Francisco, apparemment déçu d’une histoire d’amour mal terminée, il vivote tant bien que mal, il lui reste quelques bribes de son ancienne profession, car on l’apprendra plus tard, qu’il a été licencié sans ménagement et surtout sans motif très clair. Depuis il est devenu charpentier. Nicolas travail pour Tom Wards, un richissime homme d’affaires, sympathisant conservateurs, marié à la sublime Victoria, d’une vingtaine d’années sa cadette, qui a toute la journée les yeux rivés, quand ils ne sont pas chargés de substances prohibées, sur les ordinateurs derniers cris. Tom Wards va être une des premières victimes d’un système démoniaque, il va décéder sans que personne ne l’approche, Nicholas Dennac indirectement va se retrouver au centre d’une affaire qui le dépasse totalement et surtout en est complètement étranger. Plus tard, la divine Victoria, posera son dévolu sur lui. Frédéric Andréi, nous emporte dans un roman fleuve, voir par moment irrégulier, pour nous faire découvrir une machination phénoménale, révolutionnaire, irréaliste. D’un groupe d’anciens hippies, reconvertis dans des travaux plus pragmatiques, qui consiste à faire payer l’impôt révolutionnaire aux plus grosses fortunes mondiales, et de renverser le pouvoir des Etats-Unis, ils avaient doucement mis au point une manœuvre fantasmagorique, qui consistait à voler les riches pour donner aux pauvres… Pour cela il fallait du temps, de la patience, car au moment la technologique informatique n’était pas celle d’aujourd’hui. Chaque vendredi était fatal aux plus fortunés de la planète, qui avaient reçu une demande de dépôt d’argent, pour une cause légitime et si ils refusaient de payer l’impôt révolutionnaire, soit la moitié de leur fortune aux nécessiteux, leur mort était programmée à une heure fixe ; un vendredi. Nicholas Dennac va devenir le moteur du roman, c’est par ses yeux et son savoir, que nous allons avancer dans cette intrigue aux multiples dénouements où un enchevêtrement d’éléments vont s’amonceler devant ses yeux et les nôtres, pour une conclusion qui lui tendait les bras et que je vous laisse le soin de découvrir en vous projetant dans le roman de Frédéric Andréi. Nous sommes dans un roman, donc il y a des rebondissements dignes des meilleurs feuilletons avec des méandres inattendus, des déplacements à la vitesse de la lumière, le tout agrémenté d’une écriture rapide et explicite où le héros gagne à la fin. ‘Riches à en mourir’ pour un premier roman est remarquable et malgré la longueur, l’on aurait presque envie que cela continu pour savoir se que Nicholas et Victoria vont avoir comme enfant, si les micros leurs seront enlevés, l’existence future de ses parents, etc. En même temps, Frédéric Andréi dénonce la faim dans le monde, la mort presque programmée d’un certain nombre d’enfants, le manque d’eau potable en Afrique, plein de choses entre les lignes, qui sont bien présentes et pas romancées. Dès le 4 septembre précipitez-vous chez votre libraire préféré et prenez encore quelques jours de congés pour dévorer ce roman, car malgré son épaisseur une fois qu’il est ouvert, c’est comme Nicholas, nous sommes pris dans les méandres de cette enquête et nous ne pouvons plus la quitter. Frédéric Andréi est né le 23 octobre 1959 à Paris. Fils du réalisateur de télévision Yannick Andréi, il commence sa carrière de comédien en 1978, chez Yves Boisset et Michel Deville. En 1981, il joue dans ‘Diva’ de Jean-Jacques Beineix. Il continue ensuite à jouer, en Italie et en France, il tourne en 1986 un long métrage, ‘Paris minuit’, où son père joue le patron de la PJ. Frédéric Andréi continu en temps qu’acteur et réalisateur pour la télévision ‘Faut pas rêver’ et pour ‘Envoyé spécial’. Puis en 1997 il devient producteur en créant 17/23 Productions avec Isabelle Texier. Il revient au cinéma en 2008 avec son deuxième long diffusé, Par suite d’un arrêt de travail... Filmographie d’acteur de Frédéric Andréi : 
1978 : La Clé sur la porte d’Yves Boisset 
1981 : Pause café : Frédéric (T.V) 
1981 : Diva de Jean-Jacques Beineix 
1981 : Pa d’Hugh Leonard, mise en scène Georges Wilson (Théâtre) 
1983 : La Chambre des dames de Yannick Andréi (T.V) 
1983 : Quelques hommes de bonne volonté de François Villiers (T.V) 
1986 : Paris minuit (de lui-même) 
1997 : Port Djema d’Eric Heumann 
1999 : Vénus beauté (institut) de Tonie Marshall 
2005 : La Tête haute de Gérard Jourd’hui (T.V) 
2008 : Par suite d’un arrêt de travail... (de lui-même)

 ‘Riches à en mourir’ est son premier roman Chez Albin Michel

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